Calculs de la vésicule biliaire (colique hépatique, cholécystite, angiocholite)

La vésicule est un sac connecté aux voies biliaires, elle stocke la bile produite par le foie. La bile permet l’absorption des vitamines liposolubles (A,D,E et K) et des graisses.

La présence de calculs au sein de votre vésicule biliaire peut être responsable de douleurs (colique hépatique), d’une infection (cholécystite), et/ou d’une jaunisse (angiocholite). Un calcul peut passer dans le cholédoque et être à l’origine d’une inflammation du pancréas (pancréatite) ou d’une jaunisse ou ictère (angiocholite).

Lorsque les calculs vésiculaires sont à l’origine de douleurs, de fièvre, d’une inflammation du pancréas et/ou d’une jaunisse, votre médecin vous proposera l’ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie) et des calculs qu’elle contient et ceci afin de prévenir une nouvelle crise. Cette intervention se déroule par voie coelioscopique et en ambulatoire (admission le matin et sortie le soir de l’intervention).

Il n’y a pas d’alternative pour détruire ces calculs (la destruction des calculs par ultrasons est depuis longtemps abandonnée).

La chirurgie permettant l’ablation de la vésicule biliaire consiste à identifier l’artère qui vascularise la vésicule biliaire et le canal (cystique) connectant la vésicule biliaire au cholédoque. Il s’agit d’une cholécystectomie. On procède à l’ablation de la vésicule qui contient des calculs symptomatiques (ou à l’origine de symptômes tels que la douleur, la fièvre ou une jaunisse).

Nous disposons de 2 techniques :

  • Soit par une technique classique et ancienne par une incision en regard de la vésicule réalisant une cicatrice de 5 à 10 cm environ.
  • Soit une technique plus récente et plus moderne par coelioscopie (4 incisions d’un centimètre chacune) qui présente l’intérêt d’être très peu agressive, elle réduit les douleurs post-opératoires et permet une reprise rapide des activités quotidiennes.

Compte tenu de ces éléments, nous réalisons, le plus souvent, le traitement chirurgical des calculs de la vésicule biliaire symptomatiques ou cholécystectomie par voie coelioscopique et en ambulatoire (admission le matin et sortie le soir de l’intervention).

Après avoir rencontré votre chirurgien, qui a confirmé qu’il fallait bien enlever votre vésicule biliaire et les calculs qu’elle contient, vous rencontrerez votre anesthésiste qui s’assurera qu’une anesthésie est possible.

La veille de l’opération, vous devez être à jeun à partir de minuit. Si vous prenez des médicaments de façon quotidienne, vous devez en discuter avec votre chirurgien et votre anesthésiste, qui peuvent souhaiter que vous preniez certains de vos médicaments le matin de l’intervention avec un fond d’eau. Si vous prenez de l’aspirine ou des médicaments pour fluidifier votre sang, dites-le à votre chirurgien et votre anesthésiste.

L’équipe de la clinique Charcot (Lyon) vous accueille lors de l’admission, le plus souvent le matin de l’intervention, vérifie les formalités administratives, s’assure qu’il n’y a pas de nouvelle information et que les consignes données avant l’intervention (douche, jeûne, etc..) ont bien été respectées.
Puis on vous conduit en salle d’intervention au bloc opératoire, où votre chirurgien et votre anesthésiste entourés de leur équipe vous accueillent et procèdent aux vérifications habituelles (identité, respect des consignes, etc..).

Lorsque vous serez endormi(e), votre chirurgien aidé d’une caméra et d’instruments passant par des trocarts, va contrôler l’artère et le canal cystique de la vésicule biliaire et la déconnecter à l’aide de clips. La vésicule biliaire (avec ses calculs) est extériorisée par l’un des orifices de trocart. La durée de l’intervention varie de 20 à 90 minutes et dépend de la difficulté que peut rencontrer votre chirurgien en fonction de l’état de votre vésicule biliaire et de l’inflammation de la cavité abdominale. Un drain de type drain de Redon peut parfois être laissé en place, vous serez alors hospitalisé quelques jours.

Une fois réveillé(e), après quelques heures en salle de réveil, vous regagnez votre chambre. Une infirmière du service s’assure que vous n’avez pas trop mal, que vous n’avez pas de nausées ou de vomissements, que progressivement vous reprenez vos esprits. Une collation vous est servie. Votre chirurgien passe en fin de journée s’assure que vous allez bien, autorise votre sortie le cas échéant et vous donne les consignes post-opératoires.

Habituellement, cette intervention est peu douloureuse et la douleur répond bien aux antalgiques simples (paracétamol) qui vous seront prescrits lors de votre sortie de l’hôpital.

Vous pouvez reprendre progressivement vos activités quotidiennes et une activité légère.

Vous pourrez boire et manger dès le soir de l’intervention. Il n’y a pas de régime alimentaire particulier à suivre après l’ablation de la vésicule.

Un arrêt de travail de 2 à 4 semaines vous sera prescrit (en tenant compte des particularités de votre travail)

Une diarrhée transitoire peut apparaître après l’intervention et s’estompe en quelques jours en général. Si elle persiste, n’hésitez pas à en parler.

Des douleurs sous les côtes ou vers les épaules peuvent apparaître dès le lendemain de l’intervention. Elles sont dues au gaz nécessaire à la coelioscopie. Ces douleurs disparaissent toujours en 24-48 heures.

Un mois après l’intervention, vous vous présentez à votre consultation post opératoire. Votre chirurgien vous autorisera alors à reprendre vos activités physiques et sportives.

L’ablation de la vésicule est fréquente, la technique de cette intervention est précise, mais comme pour toute opération certaines complications peuvent survenir : une réaction à l’anesthésie, un saignement, une plaie d’un organe abdominal, une plaie des voies biliaires extra-hépatiques, surtout lorsque la dissection chirurgicale est difficile.

Les modifications locales découvertes lors de l’intervention ou l’apparition d’une complication inattendue peuvent conduire votre chirurgien à modifier l’intervention initialement prévue afin de tout mettre en oeuvre pour remédier aux difficultés rencontrées.

L’abord coelioscopique peut être converti en laparotomie (chirurgie classique par une cicatrice généralement sous les côtes à droite ou à cheval sur l’ombilic).

De même, une hospitalisation de quelques jours peut être décidée en cours d’intervention en fonction des constatations pré-opératoires ou per-opératoires, ceci vous sera alors expliqué.

La  liste des complications décrites n’est pas exhaustive, mais il est important de comprendre qu’un des objectifs de la consultation pré-opératoire est de permettre à votre chirurgien  de mettre en balance les risques que vous prendriez en n’étant pas opéré avec les risques inhérents à une intervention. Si une indication opératoire a été retenue, à l’inverse de la chirurgie esthétique, c’est très vraisemblablement qu’il y aurait plus de risques à surseoir à une intervention.

En cas de doute de votre part, n’hésitez pas à demander des précisions à votre chirurgien.

Pour vous assurer un prompt rétablissement, nous attirons votre attention sur quelques points importants. Reprenez une activité légère, la marche est autorisée dès votre sortie, évitez de conduire pendant 5 jours. Il est normal que la région opératoire soit douloureuse au début et restera sensible quelques temps. Ceci ne doit pas vous empêcher de bouger, marcher et de réaliser les actes de la vie quotidienne. Des douleurs dans les épaules, sous les côtes, sont possibles également. Elles sont liées au gaz nécessaire à la coelioscopie et doivent disparaître en 2 à 3 jours.

 

  1. Précautions
  • Il est conseillé de prendre des douches (le bain est à proscrire pendant un mois).
  • Ne portez pas de charges lourdes (pendant au minimum un mois).
  • En cas d’exposition au soleil, prévoyez des protections contre les UV (crème écran total) la meilleure solution reste le port de vêtement propre afin de recouvrir la cicatrice.
  • Evitez la pratique du sport jusqu’à la prochaine consultation.
  • Sur prescription de l’anesthésiste: port de bas de contention et anticoagulant.

 

  1. Les pansements
  • Il faut laisser les cicatrices à l’air. Il n’y a pas lieu de faire venir une infirmière.
  • Les fils sur votre cicatrice sont résorbables, ils peuvent être mouillés et disparaîtront seuls. Après votre douche, séchez les cicatrices par tamponnement avec une serviette propre.

 

  1. Régime alimentaire

L’alimentation peut être reprise sans restriction mais avec modération.

Vous devez absolument contacter votre chirurgien en cas de fièvre persistante, de jaunisse, de douleurs abdominales qui résistent aux médicaments prescrits après l’intervention, de nausées, de vomissements ou en cas d’apparition d’un suintement par une incision.

A votre sortie, sur les documents remis par votre chirurgien et/ou les infirmières du service figurent les coordonnées téléphoniques du secrétariat de chirurgie et le numéro de téléphone du médecin généraliste de garde (7J/7, 24h/24) exerçant à la clinique Charcot (Lyon). Il pourra, en cas de nécessité, vous hospitaliser. N’hésitez pas à nous contacter.

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l’intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 39 89 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.
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