Site et chambre implantable (PAC, Port-a-cath, CIP)

Votre médecin référent (gastroentérologue, pneumologue, cancérologue) peut avoir besoin, pour vous traiter et vous administrer (plus ou moins régulièrement) en toute sécurité des perfusions, d’une voie d’accès par une veine d’un plus gros calibre que celles que l’on peut trouver sur l’avant-bras.

La chambre implantable (ou cathéter ou site implantable, PAC, Port à Cath, CIP…) se compose comme indiqué ci-dessous :

Une infirmière administre la perfusion en mettant en place une aiguille dans le boîtier au travers de votre peau, préalablement anesthésiée par un patch. Puis la perfusion passe dans le tuyau blanc et va directement dans la veine. Le boîtier se situe donc sous votre peau et le plus souvent sous la clavicule.

Ce geste est réalisé dans des conditions d’asepsie rigoureuses sous anesthésie locale ce qui nécessite 30 à 60 minutes.

Pour éviter l’infection de cette chambre implantable, l’intervention est réalisée au bloc opératoire. Après un nettoyage rigoureux de votre peau et la réalisation d’une anesthésie locale (qui fait que vous n’avez pas mal comme pour les soins dentaires), votre chirurgien repère la veine (qui permettra d’administrer les perfusions dont vous avez besoin) à l‘aide de l’échographie.

Sous contrôle radiologique votre chirurgien positionne le cathéter (tuyau blanc) dans la veine. Cette irradiation est limitée à une zone réduite et est la plus brève possible. Elle est nécessaire pour s’assurer que le cathéter est à l’endroit exact où il doit être, ceci afin d’administrer les perfusions en toute sécurité.

Une fois la chambre implantable (boîtier) et son cathéter (tuyau blanc) correctement positionnés et connectés, une radiographie pulmonaire est réalisée afin de vérifier que le dispositif est correctement positionné.

Après avoir rencontré votre chirurgien, qui a confirmé qu’il fallait bien mettre en place ce dispositif, celui-ci vous expliquera les modalités de mise en place de cette chambre implantable.

Vous pourrez manger le matin de l’intervention, Si vous prenez des médicaments de façon quotidienne, vous devez en discuter avec votre chirurgien, qui peut souhaiter que vous preniez certains de vos médicaments le matin de l’intervention avec un fond d’eau. Si vous prenez de l’aspirine ou des médicaments pour fluidifier votre sang dites-le à votre chirurgien et votre anesthésiste. Si vous êtes diabétique, dites-le à votre chirurgien.

L’équipe de la clinique Charcot vous accueille lors de l’admission, le matin de l’intervention, vérifie les formalités administratives, s’assure qu’il n’y a pas de nouvelle information et que les consignes données avant l’intervention (douche, etc..) ont bien été respectées.

Puis on vous conduit en salle d’intervention au bloc opératoire où votre chirurgien, entouré de son équipe vous accueille et procède aux vérifications habituelles (identité, respect des consignes, etc..)

Une fois installé, le nettoyage de votre peau, à l’endroit où la chambre implantable sera placée, est rigoureusement effectué. Votre chirurgien réalisera une anesthésie locale et sous contrôle échographique mettra en place la chambre implantable. La durée de l’intervention varie de 30 à 60 minutes et dépend de la difficulté que peut rencontrer votre chirurgien à localiser la veine.

Une fois la mise en place de la chambre implantable terminée, une radiographie pulmonaire est réalisée et vous regagnez votre chambre. Une infirmière du service s’assure que vous n’avez pas trop mal, que vous n’avez pas de nausées ou de vomissements, que progressivement vous reprenez vos esprits. Une collation vous est servie. Votre chirurgien passe s’assurer que vous allez bien, autorise votre sortie le cas échéant et vous donne les consignes post-opératoires.

La mise en place d’une chambre implantable est fréquente, la technique de cette intervention est précise, mais comme pour toute intervention certaines complications peuvent survenir : une réaction à l’anesthésie, un saignement ou une plaie d’un organe thoracique (poumon). De plus, le cathéter peut, en s’approchant du cœur, être à l’origine d’un trouble du rythme cardiaque.

Les conditions locales lors de l’intervention ou l’apparition d’une complication inattendue peuvent conduire votre chirurgien à modifier l’intervention initialement prévue afin de tout mettre en œuvre pour  remédier aux difficultés rencontrées.

A long terme, la chambre implantable peut s’infecter et nécessiter qu’on procède à son retrait.

De même, une hospitalisation de quelques jours peut être décidée en cours d’intervention en fonction des constatations pré-opératoires ou per-opératoires, ceci vous sera alors expliqué.

La  liste des complications décrites n’est pas exhaustive, mais il est important de comprendre qu’un des objectifs de la consultation préopératoire est de permettre à votre chirurgien  de mettre en balance les risques que vous prendriez en n’étant pas opéré avec les risques inhérents à une intervention. Si une indication opératoire a été retenue, à l’inverse de la chirurgie esthétique, c’est très vraisemblablement qu’il y aurait plus de risques à ne pas mettre en place ce dispositif.

En cas de doute de votre part, n’hésitez pas à demander des précisions à votre chirurgien.

Habituellement, cette intervention est peu douloureuse et la douleur répond bien aux antalgiques simples (paracétamol) qui vous seront prescrits lors de votre sortie de l’hôpital.

Vous pouvez reprendre progressivement vos activités quotidiennes et une activité légère. Vous pourrez boire et manger après l’intervention.

Vous devez absolument contacter votre médecin référent en cas de fièvre persistante, de douleurs qui résistent aux médicaments prescrits après l’intervention, une toux qui persiste, des difficultés respiratoires, des difficultés persistantes à avaler des aliments ou un écoulement par la cicatrice.

A votre sortie, sur les documents remis par votre chirurgien et/ou les infirmières du service figurent les coordonnées téléphoniques du secrétariat de chirurgie et le numéro de téléphone du médecin généraliste de garde (7J/7, 24h/24) exerçant dans la clinique. Il pourra, s’il le juge nécessaire, vous hospitaliser. N’hésitez pas à nous contacter.

 

  1. Soulager la douleur

Les jours suivants la pose de la chambre implantable, vous aurez une sensation d’ankylose de l’épaule. Il est donc nécessaire de prendre le soir de l’intervention et les jours suivants du PARACETAMOL.

  1. L’hygiène

Un pansement étanche a été mis en place, vous permettant de prendre des douches (pas de bains). Quatre jours après la pose de la chambre implantable, vous pourrez retirer le pansement. Pour prendre votre douche, vous devez utiliser votre savon habituel. Après chaque douche, pour sécher (le pansement ou la cicatrice lorsque le pansement n’est plus en place) prenez une serviette propre et tamponner (ne pas frotter).

Il n’y a pas lieu qu’une infirmière réalise des soins à domicile (sauf cas particulier), les fils que vous pouvez voir de part et d’autre de la cicatrice sont résorbables et disparaîtront seuls. Il ne faut pas tirer sur ces fils.  

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l’intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 39 89 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.
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