Maladie pilonidale ou kyste sacro-coccygien (KSC)

La maladie pilonidale est provoquée par la pénétration de poils dans des fossettes (follicules pileux rompus) situées dans le sillon inter-fessier. Après une phase d’abcès drainé soit spontanément soit par une incision, la guérison définitive est une éventualité peu probable. En l’absence d’intervention, le risque est la récidive d’un nouvel abcès douloureux qu’il faudra alors de nouveau inciser en urgence (les antibiotiques sont inutiles), ou bien la persistance d’une suppuration chronique. Le risque de cancérisation à très long terme est très exceptionnel. Les examens complémentaires (radios du sacrum et du coccyx) sont presque toujours inutiles. Le diagnostic est clinique.

Techniquement, plusieurs solutions chirurgicales existent. La chirurgie la plus simple et la plus fiable consiste, sous anesthésie générale, à enlever la lésion et à laisser la plaie ouverte. La cicatrisation se fait ensuite grâce aux pansements réalisés par une infirmière. Les techniques de fermeture sont peu utilisées en première intention.

Lorsqu’un abcès est présent, votre chirurgien réalisera une mise à plat chirurgicale (ouverture pour soulager les douleurs) puis des soins locaux infirmiers quotidiens seront nécessaires. Une fois la cicatrisation de cet abcès obtenue, il faudra programmer une deuxième chirurgie pour exérèse de ce kyste sacro-coccygien (KSC) afin de prévenir la récidive de cet abcès. Il s’agit d’un traitement en 2 temps de votre kyste sacro-coccygien (KSC), le premier étant la mise à plat chirurgicale de l’abcès et le second l’exérèse de ce kyste.

En l’absence d’abcès lors de l’intervention, votre chirurgien pourra procéder au traitement en un temps de votre kyste sacro-coccygien (KSC) en pratiquant une exérèse de ce kyste sacro-coccygien (KSC).

Après avoir rencontré votre chirurgien, qui a confirmé qu’il fallait bien traiter chirurgicalement votre kyste sacro-coccygien (KSC) ou maladie pilonidale, vous rencontrerez votre anesthésiste qui s’assurera qu’une anesthésie générale est possible.

La veille de l’opération, vous devez être à jeun à partir de minuit. Si vous prenez des médicaments de façon quotidienne, vous devez en discuter avec votre chirurgien et votre anesthésiste, qui peuvent souhaiter que vous preniez certains de vos médicaments le matin de l’intervention avec un fond d’eau. Si vous prenez de l’aspirine ou des médicaments pour fluidifier votre sang, dites-le à votre chirurgien et à votre anesthésiste.

L’équipe de la clinique Charcot (Lyon) vous accueille lors de l’admission, le matin de l’intervention, vérifie les formalités administratives, s’assure qu’il n’y a pas de nouvelle information et que les consignes données avant l’intervention (douche, jeûne, etc..) ont bien été respectées.
Puis on vous conduit en salle d’intervention au bloc opératoire. Votre chirurgien, votre anesthésiste entourés de leur équipe vous accueillent et procèdent aux vérifications habituelles (identité, respect des consignes, etc..).

Votre chirurgien, aidé d’une infirmière, va traiter le kyste sacro-coccygien lorsque vous serez endormi(e). La durée de l’intervention varie de 20 à 45 minutes et dépend de l’importance du kyste.

Une fois réveillé(e), après quelques heures en salle de réveil, vous regagnez votre chambre. Une infirmière du service s’assure que vous n’avez pas trop mal, que vous n’avez pas de nausées ou de vomissements, que progressivement vous reprenez vos esprits. Une collation vous est servie après avoir vérifié que vous ne saignez pas. Votre chirurgien passe en fin de journée s’assurer que vous allez bien, autorise votre sortie le cas échéant et vous donne les consignes post-opératoires.

L’intervention peut être, le plus souvent réalisée en ambulatoire ou lors d’une courte hospitalisation. Les soins sont simples, basés sur un lavage doux de la plaie et un pansement quotidien. Les soins post-opératoires doivent être réalisés de façon à obtenir une cicatrisation de la profondeur vers la superficie de la plaie. Entre les visites post-opératoires, la surveillance de la cicatrisation pourra être réalisée par un infirmier ou un membre de votre entourage. La durée totale de la cicatrisation est habituellement de 2 à 3 mois, mais peut être plus longue. Les suites sont peu ou pas douloureuses.

L’arrêt de travail est fonction de la taille de la plaie et de votre activité professionnelle. Les activités physiques intenses doivent être suspendues pendant la durée des soins.

Les saignements au niveau de la plaie sont rares et surviennent dans les 15 jours qui suivent l’intervention. Les infections de la plaie sont exceptionnelles si les soins sont faits de façon attentive. La cicatrisation peut parfois être longue (plusieurs mois), elle dépend de votre régime alimentaire (importance des protéines), de l’importance de l’exérèse et de votre capacité à cicatriser.

Vous devez absolument contacter votre chirurgien en cas de fièvre persistante, de saignements abondants ou de douleurs qui résistent aux médicaments prescrits après l’intervention. En cas de doute, n’hésitez pas à en parler.

A votre sortie, sur les documents remis par votre chirurgien et/ou les infirmières du service figurent les coordonnées téléphoniques du secrétariat de chirurgie et le numéro de téléphone du médecin généraliste de garde (7J/7, 24h/24) exerçant à la clinique Charcot (Lyon). Il pourra, s’il le juge nécessaire, vous hospitaliser. N’hésitez pas à nous contacter.

Vous allez quitter notre service, des antalgiques simples vous seront prescrits et devraient être efficaces. Pour vous assurer un prompt rétablissement, nous attirons votre attention sur quelques points importants. Reprenez une activité très légère, la marche est autorisée, évitez de conduire pendant 5 jours. Il est normal que la région opératoire soit douloureuse au début et restera sensible quelques temps. Ceci ne doit pas vous empêcher de bouger, marcher et de réaliser les actes de la vie quotidienne.

  1. Précautions
  • Il est conseillé de prendre des douches (le bain est à proscrire pendant la durée des soins infirmiers).
  • Evitez la pratique du sport pendant la durée des soins infirmiers.
  1. Les pansements

Il vous est possible de vous doucher intégralement avant la réalisation des soins infirmiers à domicile. Vous pouvez avant le passage de l’infirmière, retirer le pansement sur le sacrum ainsi que les mèches et prendre votre douche avec votre savon habituel. Séchez avec une serviette propre, puis l’infirmière pourra réaliser les soins dans de bonnes conditions d’hygiène.

Votre convalescence devrait se passer sans encombre. Revenez en consultation post-opératoire, le jour qui vous a été fixé (habituellement deux mois après l’intervention). Ce suivi est indispensable afin de s’assurer de votre rétablissement et de contrôler votre cicatrisation.

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l’intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 39 89 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.
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