Intestin grêle

Les diverticules sont plus fréquents dans le colon (ou gros intestin) et plus rare sur l’intestin grêle (ou « petit intestin « ) mais pas exceptionnel. Un diverticule est excroissance.

La diverticulite est l’inflammation et l’infection d’un diverticule (qui peut être à l’origine de fièvre et/ou de douleurs abdominales).

Les diverticules peuvent saigner, se boucher et s’infecter (abcès, péritonite), et se perforer et être à l’origine de complications plus ou moins graves. Dans ces conditions, votre chirurgien peut être amené à vous traiter par le jeun, des médicaments contre la douleur, des antibiotiques, parfois à vous hospitaliser pour vous surveiller ou vous opérer en urgence. C’est notamment pour éviter d’avoir à réaliser une chirurgie lourde de conséquence pour vous (par laparotomie ou grande cicatrice et avec réalisation d’un anus artificiel) que votre chirurgien peut en fonction de vos antécédents vous proposer une intervention afin d’éviter que ces épisodes d’infection des diverticules ne se répètent pas et soient potentiellement plus graves et plus compliqués à prendre en charge.

En période de crise (diverticulite), en fonction de vos symptômes (douleurs, fièvre), des résultats de vos prises de sang et des examens d’imagerie, votre chirurgien pourra vous proposer plusieurs traitements pouvant parfois être réalisé à domicile et nécessitant parfois une hospitalisation

  • Jeun et médicaments contre la douleur.
  • Jeun, antibiotique et médicaments contre la douleur.
  • Jeun, antibiotiques, médicaments contre la douleur et drainage radiologique d’un abcès.
  • Jeun, antibiotiques, médicaments contre la douleur et coelioscopie exploratrice (lavage de la cavité péritonéale).
  • Jeun, antibiotiques, médicaments contre la douleur, coelioscopie exploratrice (lavage de la cavité péritonéale) et résection du segment d’intestin emportant le diverticule à l’origine des symptômes et confection d’un anus artificiel (ou stomie).

C’est pour éviter la réalisation d’un geste chirurgical lourd de conséquence (confection d’un anus artificiel ou stomie) que votre médecin référent et votre chirurgien peuvent vous proposer l’ablation du segment d’intestin grêle emportant le diverticule de l’intestin grêle.

Pour cela nous disposons de 2 techniques :

  • Soit par une technique classique et ancienne par une incision sous le nombril réalisant une cicatrice de 10 à 15 cm environ.
  • Soit une technique plus récente et plus moderne par coelioscopie (3 incisions d’un centimètre chacune) qui présente l’intérêt d’être très peu agressive, elle réduit les douleurs post-opératoires et permet une reprise rapide des activités quotidiennes.

Compte tenu, de ces éléments nous réalisons, le plus souvent, le traitement chirurgical des diverticules de l’intestin grêle par voie coelioscopique au cours d’une hospitalisation de 5 à 7 jours.

Après avoir rencontré votre chirurgien, qui a confirmé qu’il fallait bien enlever ce segment d’intestin grêle portant ce ou ces diverticules qui ont été ou sont à l’origine de douleurs, fièvre, d’abcès ou d’une péritonite, vous rencontrerez votre anesthésiste qui s’assurera qu’une anesthésie est possible.

Vous devez rester à jeun quelques heures avant l’intervention. Si vous prenez des médicaments de façon quotidienne, vous devez en discuter avec votre chirurgien et votre anesthésiste, qui peut souhaiter que vous preniez certains de vos médicaments le matin de l’intervention avec un fond d’eau. Si vous prenez de l’aspirine ou des médicaments pour fluidifier votre sang dite le à votre chirurgien et votre anesthésiste.

L’équipe de la clinique Charcot (Lyon) vous accueille lors de l’admission la veille de l’intervention lorsque que celle-ci est programmée ou en urgence si votre état le justifie, elle vérifie les formalités administratives, s’assure qu’il n’y a pas de nouvelle information et que les consignes données avant l’intervention (douche, jeun, etc..) ont bien été respectées.
Puis on vous conduit en salle d’intervention au bloc opératoire, votre chirurgien, votre anesthésiste entouré de leur équipe vous accueillent et procèdent aux vérifications habituelles (identité, respect des consignes, etc..).

Une fois endormie, votre chirurgien aidé d’une caméra et d’instruments passant par des trocarts, va contrôler l’artère vascularisant le segment d’intestin et à retirer le segment d’intestin grêle malade. à l’image d’un tuyau dont on coupe un morceau au milieu pour le retirer et pour lequel on réalise une soudure qui permet au tuyau d’être réutilisé, votre chirurgien après avoir enlevé le segment d’intestin grêle malade, réalisera une couture afin de remettre en continuité votre intestin.

La durée de l’intervention varie de 1 à 2 heures et dépend de la difficulté que peut rencontrer votre chirurgien en fonction de l’état de votre intestin et de l’inflammation de la cavité abdominale. Une lame peut parfois être mise en place, elle sera retirée progressivement comme la sonde urinaire.

Une fois réveillé, après quelques heures en salle de réveil, vous regagner votre chambre. Une infirmière du service s’assure que vous n’avez pas trop mal, que vous n’avez pas de nausées ou de vomissement, que progressivement vous reprenez vos esprits. Une collation vous est servie. Votre chirurgien passe en fin de journée s’assure que vous allez bien, autorise la reprise progressive de l’alimentation (d’abord quelques boissons puis des aliments solides) et vous donne les consignes post-opératoires. Une hospitalisation de 5 à 7 jours est nécessaire.

Habituellement, cette intervention est peu douloureuse et la douleur répond bien aux antalgiques simples (paracétamol) qui vous seront également prescrit lors de votre sortie de l’hôpital. Vous pourrez vous lever le soir de l’intervention ou au plus tard le lendemain. Vous pourrez boire dès le soir de l’intervention et progressivement reprendre une alimentation normale.

Une convalescence peut parfois être nécessaire.

Une fois à domicile, vous pourrez reprendre progressivement vos activités quotidiennes et une activité légère.

Un arrêt de travail de 2 à 4 semaines vous sera prescrit (en tenant compte des particularités de votre travail)

Des douleurs sous les côtes, vers les épaules peuvent apparaître dès le lendemain de l’intervention. Elles sont dues aux gaz de coelioscopie. Ces douleurs disparaissent toujours en 24-48 heures.

Un mois après l’intervention, vous vous présentez à votre consultation post opératoire. Votre chirurgien vous autorise alors à reprendre vos activités physiques et sportives.

L’ablation d’un segment d’intestin grêle est une intervention fréquente dont la technique est précise, mais comme pour toute opération certaines complications peuvent survenir : une réaction à l’anesthésie, un saignement, une plaie d’un organe abdominal, surtout lorsque la dissection chirurgicale est difficile.

Les modifications locales découvertes lors de l’intervention ou l’apparition d’une complication inattendue peuvent conduire votre chirurgien à modifier l’intervention initialement prévue afin de tout mettre en oeuvre pour remédier aux difficultés rencontrées. L’abord coelioscopique peut également être converti en laparotomie (chirurgie classique par une cicatrice de part et d’autre du nombril). Parfois l’état de votre intestin peut rendre dangereuse pour vous la réalisation d’une couture ou suture qui permettrait le rétablissement de la continuité digestive. Alors, un anus artificiel (ou stomie) temporaire peut être réalisé afin de vous permettre un prompt rétablissement.

L’intestin est « habité » par des millions de bactéries permettant la digestion, il reste un organe fragile. Dans les jours suivants l’intervention la qualité de la cicatrisation de l’anastomose sur l’intestin grêle (ou suture permettant le rétablissement de la continuité digestive) sera surveillée.

Une fistule (rupture de l’anastomose) sur l’intestin grêle peut survenir dans 5% des cas, selon la littérature scientifique. Cette rupture de l’anastomose peut survenir dans les jours suivants de l’intervention et nécessiter une nouvelle opération avec confection d’un anus artificiel temporaire. L’uretère qui conduit l’urine du rein à la vessie est très proche de l’intestin et peut parfois être lésé, nécessitant une prise en charge spécifique.

Un abcès de paroi peut survenir et nécessiter des soins infirmiers. La liste des complications décrite n’est pas limitative, mais il est important de comprendre qu’un des objectifs de la consultation pré-opératoire est de permettre à votre chirurgien de mettre en balance les risques que vous prendriez en étant pas opéré avec les risques inhérents à une intervention. Si une indication opératoire a été retenue, à l’inverse de la chirurgie esthétique, c’est parce qu’il y aurait plus de risque à ne pas réaliser cette intervention. En cas de doute, n’hésitez pas à demander des précisions à votre chirurgien. Les complications décrites peuvent vous angoisser, mais elles restent exceptionnelles grâces à une technique précise.

Vous devez absolument contacter votre chirurgien en cas de fièvre persistante, ou de douleurs abdominales qui résistent aux médicaments prescrits après l’intervention, la persistance de nausées ou de vomissements; une toux qui persiste ou des difficultés respiratoires ou un écoulement par une incision.

A votre sortie, sur les documents remis par votre chirurgien et/ou les infirmières du service figure les coordonnées téléphoniques du secrétariat de chirurgie et le numéro de téléphone du médecin généraliste de garde (7J/7, 24h/24) exerçant à la clinique Charcot (Lyon) il pourra, s’il le juge nécessaire, vous hospitaliser. N’hésitez pas à nous contacter.

Reprenez une activité très légère, la marche est autorisée, évitez de conduire pendant 5 jours. Il est normal que la région opératoire soit douloureuse au début et restera sensible quelques temps. Ceci ne doit pas vous empêcher de bouger, marcher et de réaliser les actes de la vie quotidienne.

Pendant votre convalescence :

  1. Précautions
  • Il est conseillé de prendre des douches (le bain est à proscrire pendant un mois).
  • Ne portez pas de charges lourdes (pendant au minimum un mois).
  • Sur prescription de votre anesthésiste : port de bas de contention et anticoagulant
  • En cas de laparotomie : une ceinture abdominale vous sera prescrite et devra être portée jusqu’à la prochaine consultation.
  • En cas d’exposition au soleil, prévoyez des protections contre les UV (crème écran total) la meilleure solution reste le port de vêtement propre afin de recouvrir la cicatrice.
  • Evitez la pratique du sport jusqu’à la prochaine consultation.

 

  1. Les pansements
  • Il faut laisser les cicatrices à l’air. Il n’y a pas lieu de faire venir une infirmière.
  • Les fils sur votre cicatrice sont résorbables, ils peuvent être mouillés et disparaîtront seuls. Après votre douche, séchez les cicatrices par tamponnement avec une serviette propre.

 

  1. Régime alimentaire

L’alimentation peut être reprise sans restriction, mais avec modération. Il n’y a pas de régime particulier à suivre.

Qu’est-ce que le petit intestin ou intestin grêle ?

L’intestin grêle est le segment du tube digestif allant du pylore au gros intestin (colon). Il est situé dans la cavité abdominale au centre de l’abdomen. C’est dans cette partie longue et étroite du tube digestif que se fait l’essentiel de la digestion.

L’intestin grêle comprend trois parties : le duodénum qui est fixe alors que le jéjunum et l’iléon sont mobiles.

Le duodénum s’étend du pylore, partie terminale de l’estomac, à l’angle duodéno-jéjunal. Il se situe à droite et au-dessous de l’estomac, en avant de la colonne vertébrale (vertèbres lombaires L1 et L2) et des gros vaisseaux de l’abdomen. Le duodénum, qui est souvent comparé à un cadre ouvert sur le côté gauche, entoure la tête du pancréas.

Le jéjunum et l’iléum sont les parties mobiles de l’intestin grêle. Ils s’étendent de l’angle duodéno-jéjunal (fin du duodénum) au cæcum (début du gros intestin ou colon). L’intestin grêle est placé au centre de la cavité abdominale, mesure 6 à 7 mètres.

Pourquoi une opération sur le petit intestin ou intestin grêle ?

La chirurgie est le traitement principal du cancer de l’intestin grêle. Elle permet d’une part de guérir ce cancer en enlevant complètement la tumeur de l’intestin grêle et d’autre part de soulager les symptômes induits par la présence de cette tumeur (occlusion, douleurs, saignement).

Un cancer de l’intestin grêle a été découvert ou une tumeur potentiellement maligne de l’intestin (tumeur endocrine, tumeur stromale ou GIST) et celle ci doit être analysée. Alors, une opération est la seule possibilité.

Le type de chirurgie pratiqué dépend surtout du type de tumeurs (cancer, tumeur endocrine, tumeur stromale, GIST) de la taille de la tumeur, de son emplacement. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent du type d’intervention chirurgicale pratiqué.

Il est important de savoir que différents médecins exerçant dans différentes disciplines (chirurgien, anesthésiste, gastro entérologue, cardiologue, oncologue, radiologue, radiothérapeute, anatomopathologiste) vont travailler en équipe pour assurer votre traitement, on appelle cela un traitement multidisciplinaire.

Cela garantit la réunion de toutes les compétences indispensables pour que votre traitement soit optimal. Vous serez donc pendant votre traitement mis en contact avec différents médecins.

Le choix du type de traitement de même que le pronostic (chance de guérison) dépend de la situation et du stade évolutif de la tumeur: est-ce la muqueuse de l’intestin seule qui est atteinte ou toute la paroi intestinale ? Y a-t-il des extensions dans les tissus avoisinants ou dans les tissus à distance (ganglion lymphatique, foie, poumons, …) ?

De quel type de tumeur s’agit-il ? Quelle est sa taille ? Quel est votre état de santé ? Pour déterminer tout cela des examens complémentaires seront effectués comme par exemple un scanner, une colonoscopie, une prise de sang complémentaire, etc.

Après discussion de l’équipe multidisciplinaire votre médecin discutera avec vous des résultats de ces différents examens et des suites pour votre traitement. Il vous est possible d’amener un membre de votre famille lors de cette information des résultats. Les résultats des examens renseignent sur la nature et l’extension de l’affection. Cela ne présage pas des suites et de l’évolution. Les résultats des différents examens permettent de déterminer les modalités optimales de votre prise en charge et ceci en fonction des recommandations de prise en charge émises par les autorités de santé.

Ainsi l’équipe qui vous prend en charge pourra une chirurgie d’emblée parfois suivie d’une chimiothérapie (dite adjuvante).

Préparation pour une chirurgie de l’intestin grêle ?

Communiquez votre traitement personnel à votre médecin et informez-vous sur les médicaments qui doivent être arrêtés ou au contraire poursuivis pour l’intervention. N’oubliez pas de mentionner les médicaments aussi innocents que l’Aspirine ou les médicaments contre l’arthrose car ils peuvent augmenter le risque de saignement.

Si vous êtes allergique à des médicaments bien particuliers (par exemple Iode, Aspirine, antibiotiques, etc), vous devez le signaler à votre médecin.

Vous rencontrerez le médecin anesthésiste. Il répondra à toutes vos questions concernant l’anesthésie.

Dans de très rares cas il faut nettoyé l’intestin grêle avant l’intervention par des laxatifs via l’absorption d’une solution orale permettant un lavage de l’intestin en entier. En cas de constipation très sévère ou lors d’une intervention en urgence, cette préparation peut ne pas être possible.

Lors d’une opération de l’intestin vous recevrez également des antibiotiques pour prévenir si possible l’infection de la plaie opératoire et du ventre.

Si c’est nécessaire avant l’opération votre médecin ou une stomathérapeute viendra déterminer avec vous le site le plus approprié pour une éventuelle une iléostomie (rarement nécessaire).

Comment se déroule la chirurgie de l’intestin grêle ?

Pour une intervention sur le petit intestin ou intestin grêle vous devez être hospitalisé et l’opération est réalisée sous anesthésie générale.

Habituellement l’opération est effectuée par coelioscopie (plusieurs incisions centimétriques et une incision de 5 cm environ pour extraire du ventre le segment d’intestin à analyser) mais parfois une incision classique de l’abdomen (ou laparotomie) peut être nécessaire. Votre chirurgien utilisera la technique qui dans votre cas semble le plus indiqué et le plus sûr.

Il existe plusieurs types d’opérations possibles sur le petit intestin ou intestin grêle. Votre chirurgien discutera avec vous du type d’intervention qu’il compte probablement réaliser. Parfois dans le cas d’une opération sur l’intestin, il est nécessaire de mettre en place une stomie (abouchement de l’intestin à la peau, anus artificiel, «poche»). Une stomie temporaire est refermée en règle générale après 2 à 3 mois. Il s’agit d’une deuxième intervention qui néanmoins est moins lourde.

Pendant l’opération la partie du petit intestin où se situe la tumeur est enlevée avec une marge de sécurité la plus large possible (en passant a distance de la tumeur). Ensuite, les deux extrémités de l’intestin sont suturées entre elles (avec des aiguilles et des fils ou au moyen d’un appareil de suture automatique que l’on appelle agrafeuse). Une suture intestinale s’appelle une anastomose.

Quel que soit le type d’opération qui sera effectuée chez vous par le chirurgien, celui-ci va enlever en plus du segment intestinal malade, le tissu graisseux environnant qui contient des vaisseaux dans lesquels on trouve des ganglions lymphatiques pour réduire ainsi le risque de récidive de la tumeur dans le champ opératoire. Cela détermine aussi la longueur du segment intestinal qui sera enlevé.

Il peut également être indiqué d’enlever dans le même temps opératoire une partie ou la totalité d’un autre organe ou s’ils sont atteints par la tumeur (foie, colon, vessie). Ceci n’est pas toujours facile à déterminer avec certitude avant l’opération.

Dans des cas plus évolués la chirurgie peut avoir pour objectif non pas la guérison mais de réduire le symptôme dû à la tumeur (occlusion).

Il n’y a pas d’opération sans risque. Après une opération de l’intestin il existe des complications comme les thromboses, le saignement postopératoire, les infections du site opératoire, les lésions aux organes de voisinage ou des infections pulmonaires.

Votre état général peut bien évidemment avoir une influence très importante sur le déroulement de l’opération et sur les risques liés à l’opération. N’hésitez pas à discuter de cela avec votre médecin et n’hésitez pas à lui donner toutes les informations qui pourraient être nécessaires à ce sujet (maladies antérieures, traitements utilisés).

En ce qui concerne la chirurgie de l’intestin, il y a quelques complications spécifiques possibles. Une complication grave est le lâchage de la suture intestinale (anastomose). Cela peut entraîner une péritonite et dans ce cas, cela doit être suivi par une nouvelle opération pendant laquelle l’anastomose est éventuellement démontée et une dérivation des selles réalisée par une stomie en principe temporaire.

Il est aussi possible que pendant la dissection d’autres organes puissent être lésés. Des mesures nécessaires devront être prises pour que chaque saignement ou chaque brèche ou déchirure dans un organe soit réparé d’une façon sûre.

Les infections de la cicatrice surviennent beaucoup plus facilement que d’habitude en chirurgie colique et donnent lieu à une guérison retardée de la cicatrice.

L’énumération de complications qui vient d’être rapportée n’est pas exhaustive, mais elle renseigne sur les complications les plus importantes et les plus fréquentes.

Une opération sur l’intestin est une opération sérieuse pour laquelle il existe un risque vital pendant le séjour hospitalier. Le risque de l’opération est déterminée par différents facteurs : la localisation et la taille de la tumeur, l’envahissement ou l’essaimage dans d’autres organes, le fait qu’il y ait ou non des complications, votre état général, etc. Il n’est pas facile de déterminer précisément le risque pour chaque patient avant l’opération. Le risque de mortalité se situe entre 3 et 5%. Si une indication opératoire a été retenue, à l’inverse de la chirurgie esthétique, c’est très vraisemblablement qu’il y aurait plus de risque à surseoir à une intervention (occlusion ou dissémination métastatique). En cas de doute de votre part, n’hésitez pas à demander des précisions à votre chirurgien.

Après quelques heures en salle de réveil, vous regagnerez votre unité d’hospitalisation pour surveillance. Habituellement, cette intervention répond bien aux antalgiques.

Des douleurs sous les côtes ou vers les épaules peuvent apparaître dès le lendemain de l’intervention. Elles sont dues aux gaz de coelioscopie. Ces douleurs disparaissent toujours en 24-48 heures.

Dans les jours qui suivent l’intervention vous pourrez progressivement reprendre les boissons et puis plus tard l’alimentation liquide et ensuite solide. Nous procéderons au retrait des cathéters nous ayant permis de vous hydrater et de calmer vos douleurs.

Vous recevez les premiers jours à boire et à manger selon ce que votre système digestif peut tolérer.
Après certaines opérations bien précises sur l’intestin le transit intestinal peut être temporairement modifié avec par exemple de la diarrhée, des besoins plus fréquents ou une évacuation plus difficile ou constipation voire occlusion. Le plus souvent ces phénomènes sont seulement transitoires et le fonctionnement de l’intestin se normalise. Parfois néanmoins ces anomalies sont plus persistantes et peuvent nécessiter un traitement médicamenteux.

A votre sortie (après 5 à 7 jours d’hospitalisation en l’absence de complication), des médicaments contre la douleurs seront prescrit, parfois une infirmière a domicile sera nécessaire et vous reprendrez progressivement vos activités quotidiennes et une activité légère. Un arrêt de travail de 4 semaines vous sera prescrit (en tenant compte des particularités de votre travail).

Un mois après l’intervention, vous vous présentez à votre consultation post opératoire. Votre chirurgien vous autorisera alors à reprendre vos activités physiques et sportives.

Et après la chirurgie d’une tumeur maligne (cancer) ou potentiellement maligne (tumeur endocrine, tumeur stromale ou GIST) de l’intestin grêle ?

  • Les résultats de l’examen microscopique de la pièce opératoire vous seront communiqués lors de votre hospitalisation ou lors de la consultation post opératoire à un mois.
  • Les résultats de l’examen pathologique renseignent sur la nature du cancer et sur son extension. Cela ne préjuge pas des suites et de l’évolution. Avec ces résultats un traitement complémentaire peut être nécessaire.

Un suivi régulier avec examen clinique, prise de sang et scanner sera organisé.

Vous devez absolument contacter votre chirurgien en cas de fièvre persistante ou douleurs abdominales qui résistent aux médicaments prescrits après l’intervention, la persistance de nausées, de vomissements, d’un écoulement par une incision ou d’un arrêt du transit

A votre sortie, sur les documents remis par votre chirurgien et/ou les infirmières du service figure les coordonnées téléphoniques du secrétariat de chirurgie et le numéro de téléphone du médecin généraliste de garde (7J/7, 24h/24) exerçant à la clinique Charcot (Lyon) il pourra, s’il le juge nécessaire, vous hospitaliser. N’hésitez pas à nous contacter.

Reprenez une activité très légère, la marche est autorisée, évitez de conduire pendant 5 jours. Il est normal que la région opératoire soit douloureuse au début et restera sensible quelques temps. Ceci ne doit pas vous empêcher de bouger, marcher et de réaliser les actes de la vie quotidienne.

Pendant votre convalescence :

  1. Précautions
  • Il est conseillé de prendre des douches (le bain est à proscrire pendant un mois).
  • Ne portez pas de charges lourdes (pendant au minimum un mois).
  • Sur prescription de votre anesthésiste : port de bas de contention (pendant toute la durée du traitement anticoagulant).
  • En cas de laparotomie : une ceinture abdominale (jusqu’à la prochaine consultation) vous sera prescrite et devra être portée jusqu’à la prochaine consultation.
  • En cas d’exposition au soleil, prévoyez des protections contre les UV (crème écran total) la meilleure solution reste le port de vêtement propre afin de recouvrir la cicatrice.
  • Evitez la pratique du sport jusqu’à la prochaine consultation.

 

  1. Les pansements
  • Il faut laisser les cicatrices à l’air. Il n’y a pas lieu de faire venir une infirmière.
  • Les fils sur votre cicatrice sont résorbables, ils peuvent être mouillés et disparaîtront seuls. Après votre douche, séchez les cicatrices par tamponnement avec une serviette propre.

 

3. Régime alimentaire

L’alimentation peut être reprise sans restriction, mais avec modération.

Reprenez une activité très légère, la marche est autorisée, évitez de conduire pendant 5 jours. Il est normal que la région opératoire soit douloureuse au début et restera sensible quelques temps. Ceci ne doit pas vous empêcher de bouger, marcher et de réaliser les actes de la vie quotidienne.

Pendant votre convalescence :

  1. Précautions
  • Il est conseillé de prendre des douches (le bain est à proscrire pendant un mois).
  • Ne portez pas de charges lourdes (pendant au minimum un mois).
  • Sur prescription de votre anesthésiste : port de bas de contention et anticoagulant
  • En cas de laparotomie : une ceinture abdominale vous sera prescrite et devra être portée jusqu’à la prochaine consultation.
  • En cas d’exposition au soleil, prévoyez des protections contre les UV (crème écran total) la meilleure solution reste le port de vêtement propre afin de recouvrir la cicatrice.
  • Evitez la pratique du sport jusqu’à la prochaine consultation.

 

  1. Les pansements
  • Il faut laisser les cicatrices à l’air. Il n’y a pas lieu de faire venir une infirmière.
  • Les fils sur votre cicatrice sont résorbables, ils peuvent être mouillés et disparaîtront seuls. Après votre douche, séchez les cicatrices par tamponnement avec une serviette propre.

 

  1. Régime alimentaire

L’alimentation peut être reprise sans restriction, mais avec modération. Il n’y a pas de régime particulier à suivre.

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l’intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 39 89 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.
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