Appendicite

10 % des patients présenteront une appendicite aiguë au cours de leur vie et il n’y a pas d’âge pour faire une appendicite. L’appendice se trouve habituellement à la jonction de l’intestin grêle (« petit intestin ») et du côlon (« gros intestin »), mais cette localisation peut varier d’un individu à l’autre. La fonction de l’appendice est inconnue. Son ablation n’a aucune incidence sur votre santé (ce qui n’est pas le cas, si on laisse se propager une infection ayant pour origine l’appendice).

L’appendicite est une infection de l’appendice. L’infection de l’appendice peut se propager sous la forme d’un abcès appendiculaire, d’une péritonite plus ou moins généralisée. L’ablation de l’appendice s’appelle une appendicectomie. Cette intervention est indiquée, lorsque vous présentez des douleurs, de la fièvre, des perturbations des résultats de vos prises de sang et des anomalies sur vos examens d’imagerie (échographie ou scanner) qui nous font suspecter une infection de votre appendice.

L’intervention consiste à déconnecter l’appendice infecté du côlon. Pour cela votre chirurgien doit sectionner la base de l’appendice.

Pour cela nous disposons de 2 techniques :

  • Soit par une technique classique et ancienne par une incision en regard de l’appendice de 3 à 5 cm environ.
  • Soit une technique plus récente et plus moderne par coelioscopie (3 incisions d’un centimètre chacune) qui présente l’intérêt d’être très peu agressive, réduit les douleurs post-opératoires et permet une reprise rapide des activités quotidiennes.

Compte tenu de ces éléments, nous réalisons, le plus souvent, le traitement chirurgical de l’appendicite par voie cœlioscopique.

Après avoir rencontré votre chirurgien, qui a confirmé qu’il fallait bien enlever votre appendice, vous rencontrerez votre anesthésiste qui s’assurera des modalités de l’anesthésie générale. Si vous prenez des médicaments de façon quotidienne, vous devez en discuter avec votre chirurgien et votre anesthésiste, ils peuvent souhaiter que vous preniez certains de vos médicaments avant l’intervention avec un fond d’eau. Si vous prenez de l’aspirine ou des médicaments pour fluidifier votre sang, dites-le à votre chirurgien et votre anesthésiste.

L’équipe de la clinique Charcot (Lyon) vous accueille lors de l’admission, vérifie les formalités administratives, s’assure qu’il n’y a pas de nouvelle information et que les consignes données sont bien respectées.
Puis on vous conduit en salle d’intervention au bloc opératoire, votre chirurgien et votre anesthésiste entourés de leur équipe vous accueillent et procèdent aux vérifications habituelles (identité, respect des consignes, douche, jeûne, etc..).

L’intervention chirurgicale d’appendicectomie est le plus souvent réalisée par voie coelioscopique.

Lorsque vous serez endormi(e), votre chirurgien aidé d’une infirmière, d’une caméra et d’instruments passant par des trocarts, va contrôler l’artère de l’appendice et l’appendice afin de le déconnecter du côlon. L’appendice est extériorisé par l’un des orifices de trocart. La durée de l’intervention varie de 15 à 60 minutes et dépend de la difficulté que peut rencontrer votre chirurgien en fonction de l’état de votre appendice, de la diffusion et de l’importance de l’infection de la cavité abdominale. En fonction de l’importance de l’infection, des antibiotiques peuvent également être administrés. Un drain, de type lame, peut parfois être laissé en place, vous serez alors hospitalisé quelques jours.

Une fois réveillé(e), après quelques heures en salle de réveil, vous regagnez votre chambre. Une infirmière du service s’assure que vous n’avez pas trop mal, que vous n’avez pas de nausées ou de vomissements, que progressivement vous reprenez vos esprits. Votre chirurgien passe en fin de journée s’assurer que vous allez bien, autorise l’alimentation, vous explique ce qu’il a constaté lors de l’intervention et vous donne des consignes post-opératoires.

Cette opération est de réalisation courante, sa technique est précise, mais comme dans toute intervention certaines complications peuvent survenir : une réaction à l’anesthésie, un saignement, une plaie d’un organe abdominal, surtout lorsque la dissection chirurgicale est difficile en cas de péritonite ou d’antécédents chirurgicaux notamment. Les modifications locales découvertes lors de l’intervention ou l’apparition d’une complication inattendue peuvent conduire votre chirurgien à modifier l’intervention initialement prévue afin de tout mettre en oeuvre pour remédier aux difficultés rencontrées. L’abord coelioscopique peut être converti en laparotomie (chirurgie classique par une cicatrice au niveau de la fosse iliaque droite ou sous le nombril).

La  liste des complications décrites n’est pas limitative, mais il est important de comprendre qu’un des objectifs de la consultation pré-opératoire est de permettre à votre chirurgien  de mettre en balance les risques que vous prendriez en n’étant pas opéré avec les risques inhérents à une intervention. Si une indication opératoire a été retenue, à l’inverse de la chirurgie esthétique, c’est très vraisemblablement qu’il y aurait plus de risques à ne pas réaliser cette intervention. En cas de doute de votre part, n’hésitez pas à demander des précisions à votre chirurgien.

Habituellement, cette intervention est peu douloureuse et la douleur répond bien aux antalgiques simples (paracétamol) qui vous seront également prescrits à votre sortie de l’hôpital.

La durée de l’hospitalisation est habituellement de quelques jours (parfois 24 heures), elle dépend du degré d’infection. Des antibiotiques vous seront peut être prescrits.

Vous pourrez boire et manger dès le lendemain (parfois le soir) de l’intervention.

Il n’y a pas de régime alimentaire particulier à suivre après l’ablation de l’appendice.

Vous pouvez reprendre progressivement vos activités quotidiennes et une activité légère.

Un arrêt de travail de 2 à 4 semaines vous sera prescrit (en tenant compte des particularités de votre travail). Il n’y a pas nécessité de maison de convalescence sauf cas particulier.

Des douleurs sous les côtes, vers les épaules peuvent apparaître dès le lendemain de l’intervention. Elles sont dues au gaz de coelioscopie. Ces douleurs disparaissent toujours en 24-48 heures.

Un mois après l’intervention, vous vous présentez à votre consultation post opératoire. Votre chirurgien vous autorisera alors à reprendre vos activités physiques et sportives.

Vous devez absolument contacter votre chirurgien en cas de fièvre persistante, de douleurs abdominales qui résistent aux médicaments prescrits après l’intervention, la persistance de nausées ou de vomissements ou en cas d’apparition d’un suintement par une incision.

A votre sortie, sur les documents remis par votre chirurgien et/ou les infirmières du service figurent les coordonnées téléphoniques du secrétariat de chirurgie et le numéro de téléphone du médecin généraliste de garde (7J/7, 24h/24) exerçant à la clinique Charcot (Lyon). Il pourra, en cas de nécessité, vous hospitaliser. N’hésitez pas à nous contacter.

Reprenez une activité très légère, la marche est autorisée, évitez de conduire pendant 5 jours.Il est normal que la région opératoire soit douloureuse au début et restera sensible quelques temps. Ceci ne doit pas vous empêcher de bouger, marcher et de réaliser les actes de la vie quotidienne. Des douleurs dans les épaules, sous les côtes, sont possibles également, elles sont liées au gaz nécessaire à la coelioscopie et doivent disparaître en 2 à 3 jours.

 

  1. Précautions
  • Il est conseillé de prendre des douches (le bain est à proscrire pendant un mois).
  • Ne portez pas de charges lourdes (pendant au minimum un mois).
  • Sur prescription de votre anesthésiste : port de bas de contention (pendant toute la durée du traitement anticoagulant) et anticoagulant.
  • En cas d’exposition au soleil, prévoyez des protections contre les UV (crème écran total) la meilleure solution reste le port de vêtement propre afin de recouvrir la cicatrice.
  • Evitez la pratique du sport jusqu’à la prochaine consultation.

 

  1. Les pansements
  • Il faut laisser les cicatrices à l’air. Il n’y a pas lieu de faire venir une infirmière.
  • Les fils sur votre cicatrice sont résorbables, ils peuvent être mouillés et disparaîtront seuls. Après votre douche, séchez les cicatrices par tamponnement avec une serviette propre.

 

3. Régime alimentaire

L’alimentation peut être reprise sans restriction, mais avec modération. Il convient de ne pas être constipé pour cela mangez des fibres: légumes verts, fruits etc…

Fumer augmente le risque de complications chirurgicales. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l’intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 39 89 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.
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